Imposition individuelle pour les retraitées et retraités célibataires
Thème: Sozialpolitik
Selon le système fiscal actuel, les personnes célibataires sont imposées à un taux plus élevé que les personnes mariées. Si l’imposition individuelle est acceptée le 8 mars, les personnes non mariées disposant de revenus faibles et moyens devront payer moins d’impôts.
Selon l’Office fédéral de la statistique, au 31.12.2024, le nombre de personnes non mariées en Suisse (célibataires, divorcées, veuves) s’élevait à environ 770 000, contre 995 000 personnes mariées. La part des personnes non mariées représente ainsi environ 44 % et n’est donc pas négligeable.
Le rapport « La situation économique des personnes vivant seules en Suisse » de l’Office fédéral des assurances sociales montre que les personnes vivant seules à l’âge de la retraite disposent d’un revenu équivalent médian inférieur à celui de l’ensemble de la population. L’imposition individuelle est donc d’autant plus importante pour elles.
Avec l’imposition individuelle, le barème fiscal est adapté, ce qui a pour conséquence que les personnes à hauts revenus paieront davantage d’impôts. Dans le groupe des personnes non mariées (cela vaut également pour les couples en concubinage), à partir d’un revenu net de CHF 99 900 sans enfants, la charge fiscale supplémentaire moyenne s’élève à 291 francs.
Si l’on considère que l’imposition individuelle permet toutefois d’éliminer une inégalité fiscale, il vaut dans tous les cas la peine de glisser un oui dans l’urne.
Plus d’informations : Pro Single Suisse
Sylvia Locher, Présidente de Pro Single Suisse