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La dignité à la vieillesse a besoin de rentes sûres

Edition: 01-2026 Date: 01.02.2026

Thème: News

Giorgio Pardini - nouvellement élu comme délégué de la FARES au Conseil des aîné·e·s (CSA)


Lorsque l’on est financièrement limité à un âge avancé, on perd plus que de l’argent : on perd la participation sociale, l’autodétermination et souvent aussi la dignité. La baisse des rentes n’est pas une fatalité ; elle est le résultat de décisions politiques.

Depuis de nombreuses années, je m’engage, dans des fonctions syndicales et politiques, pour les droits des retraitées et des retraités. Non par nostalgie, mais par conviction : une société révèle son véritable caractère à la manière dont elle traite celles et ceux qui ont travaillé et contribué toute leur vie. C’est pourquoi je souhaite m’engager au sein du Conseil suisse des aîné-e-s.

Aujourd’hui, près d’une personne sur cinq en Suisse a plus de 65 ans. Les retraitées et retraités ne constituent pas un groupe marginal, mais un pilier essentiel de notre société. Pourtant, ils sont souvent ignorés sur le plan politique – en particulier en ce qui concerne les revenus. Contrairement aux gros titres répandus, la majorité des personnes à la retraite ne vit pas dans l’abondance, mais avec des inquiétudes financières toujours plus grandes.

La réalité est dure : au cours des vingt dernières années, l’inflation, la baisse des taux de conversion et l’absence de compensation du renchérissement ont fortement affaibli les rentes. Les rentes des caisses de pension sont aujourd’hui nettement plus basses qu’autrefois, et les rentes globales de vieillesse issues de l’AVS et de la LPP ont diminué en termes réels. L’objectif d’autrefois d’une rente de vieillesse représentant environ 70 % du dernier salaire net est depuis longtemps devenu inaccessible pour beaucoup.

Lorsque la rente est insuffisante, il faut renoncer – non seulement à la consommation, mais aussi aux contacts sociaux, aux activités culturelles et souvent même aux soins de santé. La précarité financière conduit à l’isolement, à la pauvreté et à la solitude. Il ne s’agit pas d’un échec individuel, mais d’un déséquilibre politique.

Je suis convaincu : de bonnes rentes ne sont pas un privilège, mais une condition indispensable à la dignité et à la participation sociale à un âge avancé. Au sein du Conseil des aîné-e-s, je souhaite mettre mon expérience au service de cette cause et me battre pour que la voix des retraitées et des retraités soit entendue – clairement, solidairement et de manière incontournable.

Giorgio Pardini, délégué de la FARES au Conseil des aîné·e·s (CSA)