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Qu’est-ce qui nous attend en 2024 ?

Edition: 01-2024 Date: 18.01.2024

Thème: Actualité, Habitat des Seniors & Mobilité, Politique sociale

Une compilation des principaux projets de loi - Perspectives pour 2024


En 2024, plusieurs projets importants seront soumis aux urnes. En mars, les électeurs décideront si la perte du pouvoir d’achat doit être compensée par une 13e rente AVS. Et le 3 mars également, l’initiative des jeunes libéraux-radicaux sur l’âge de la retraite sera soumise au vote. En été, il s’agira de l’initiative pour l’allègement des primes d’assurance maladie. Le projet de caisse de pension et le double référendum sur les loyers seront également soumis au vote.

Le renchérissement grignote la rente AVS : La 13e rente AVS est absolument nécessaire.

La hausse des loyers, des primes d’assurance maladie et des prix des denrées alimentaires met de plus en plus sous pression le pouvoir d’achat des retraités. Selon les données des syndicats, le renchérissement leur fera perdre un mois de rente d’ici fin 2024. La hausse des prix touche particulièrement les personnes aux revenus moyens et faibles. Une 13e rente AVS doit compenser cette perte de pouvoir d’achat et est absolument nécessaire. Le 3 mars, nous voterons sur cette initiative.

L’âge de la retraite à 67 ans ?

La votation sur l’initiative des jeunes libéraux-radicaux concernant l’âge de la retraite aura également lieu le 3 mars. Avec leur initiative, les jeunes libéraux-radicaux veulent dans un premier temps augmenter l’âge de la retraite à 66 ans et le lier ensuite à l’espérance de vie moyenne. Ils ouvrent ainsi la porte à une retraite à 67 ans et plus. Les employés à bas et moyens revenus devraient ainsi travailler encore plus longtemps, tandis que ceux qui gagnent bien leur vie pourraient continuer à prendre leur retraite plus tôt.

Stopper l’explosion des primes : L’initiative pour l’allègement des primes – Votation le 9 juin 2024

Les primes d’assurance-maladie élevées font partie des principales préoccupations de la population suisse. Ce n’est pas étonnant, car elles augmentent fortement depuis des décennies. En 2024, la hausse moyenne sera de 8,7%. La réduction des primes par les cantons est très en retard sur l’augmentation des primes. L’initiative demande que personne ne doive payer plus de 10 % de son revenu pour les primes d’assurance maladie. Au-delà, les primes seraient prises en charge par les réductions de primes. En fait, le Conseil fédéral voulait adopter un contre-projet substantiel à l’initiative – mais le Conseil des Etats a réduit drastiquement les moyens correspondants. C’est maintenant aux électeurs de décider s’ils veulent un allègement.

Payer plus pour des rentes moins élevées : Le projet de loi sur les caisses de pension

Le projet de loi sur les caisses de pension poursuivait initialement trois objectifs : Garantir les rentes, assurer le financement et améliorer les rentes des caisses de pension des femmes. Il n’en est resté qu’un tas de gravats. Le projet actuel entraîne une augmentation des coûts et une réduction des rentes. Une fois de plus, les femmes en seraient les grandes victimes. C’est pourquoi le PS et les syndicats ont lancé un référendum contre le projet, qui devrait également être soumis au vote en 2024.

Résilier son bail plus facilement, adapter les loyers plus rapidement (double référendum sur les loyers)

Le double référendum sur le droit du bail devrait également être soumis au vote. Deux projets visent à affaiblir la protection contre les congés et à rendre la sous-location plus difficile. La suppression de la protection contre le congé pourrait justement poser problème aux personnes âgées. Si le logement qu’elles occupent depuis des dizaines d’années à un loyer avantageux est résilié, la recherche d’un logement abordable pourrait s’avérer difficile, voire impossible, et la quintessence serait alors le passage en maison de retraite, ce qui n’aurait peut-être pas été nécessaire. La suppression de la protection contre le congé poursuit un objectif clair : augmenter le nombre de changements de locataires. Les propriétaires d’immeubles et les groupes immobiliers pourraient plus facilement donner congé aux locataires et augmenter ensuite les loyers. Après la deuxième augmentation du taux d’intérêt de référence et les hausses de loyers correspondantes, cette mesure entraînerait encore plus de problèmes pour les locataires.

Verena Loembe, comité de la FARES

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